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Les points clés de cet article
- Le parcours de Jordan Tomas, vice-champion du monde de pizza : ses débuts, ses titres et sa vision, racontés au micro de Geoffrey Warembourg.
Quand j'ai reçu Jordan Tomas à mon micro pour Franchise Le Cap, je m'attendais à parler chiffres, structure de réseau, rentabilité. On y est venus. Mais ce qui m'a marqué en premier, c'est autre chose : la trajectoire d'un cuisinier devenu artisan pizzaïolo, puis compétiteur, puis fondateur d'un réseau qu'il a mis douze ans à structurer avant d'ouvrir aux franchisés. Voici ce parcours, tel qu'il me l'a raconté.
Les débuts : un cuisinier qui atterrit dans la pizza à 25 ans
Jordan Tomas n'a pas commencé par la pizza. Il est cuisinier de formation. C'est à 25 ans qu'il s'oriente vers ce métier, avec, comme il me l'a expliqué, peu d'apport au départ. L'idée n'était même pas de faire carrière dans la pizza : l'objectif initial était de monter une première affaire, histoire de se lancer, avant d'ouvrir un restaurant plus classique par la suite.
Les choses ne se sont pas passées comme prévu, et c'est tant mieux. Sa première pizzeria ouvre fin 2007. Les données publiques officielles (base SIRENE) permettent de dater précisément cette origine : l'enseigne créée à ce moment-là, à Lyon 7e, s'appelait alors « Mamamia Pizza ». C'est le point de départ de tout ce qui allait suivre : près de vingt ans plus tard, le concept qu'il a bâti est devenu une franchise que je détaille dans la fiche du réseau Jordan Tomas Pizza, positionnée sur le secteur de la pizza version artisanale et premium.
Ce qui frappe quand on l'écoute raconter cette période, c'est l'absence totale de plan de carrière. Pas de business plan sur cinq ans, pas de vision de groupe. Juste un cuisinier qui apprend un métier différent, la pizza au feu de bois, et qui s'y met sérieusement.
La montée en compétition : du podium régional au vice-titre mondial
C'est là que le parcours de Jordan Tomas prend une tournure que peu de fondateurs de réseau peuvent revendiquer. À partir de sa pizzeria, il se lance dans la compétition. Le palmarès qu'il m'a détaillé est net : 3e de France en 2009, 3e à nouveau en 2010, vice-champion de France en 2011, puis champion de France sur la catégorie pizza en plaque à la romaine.
Le sommet arrive en 2012, à Rimini, où il devient vice-champion du monde. Je le précise clairement parce que le raccourci circule parfois : Jordan Tomas n'est pas champion du monde, il est vice-champion du monde, et champion de France. La nuance compte, et lui-même y tient. L'année suivante, en 2013, il termine 3e à la Coupe du Monde par équipe, à Rome.
Ce parcours compétitif lui vaut plusieurs titres qu'il porte encore aujourd'hui : maître artisan, champion de France, vice-champion du monde. Et un signal qu'il revendique lui-même, sans que j'aie besoin d'aller chercher une source tierce pour le confirmer : sa pizzeria d'origine a été élue meilleure pizza de France sur TripAdvisor. C'est lui qui met cette distinction en avant quand il raconte cette période, et je trouve ça honnête : il ne s'en cache pas, il en est fier, et il l'assume comme un jalon de son parcours plutôt que comme un argument marketing plaqué après coup.
Du point unique à la franchise : douze ans avant de transmettre
Voilà un point que je trouve important, et qu'on oublie souvent en franchise : Jordan Tomas n'a pas ouvert au réseau dès que son concept a bien fonctionné. Il a exploité en propre pendant douze ans. Douze ans à affiner sa pizza, sa farine, sa sauce, son organisation, avant même d'envisager de la transmettre à d'autres.
La réflexion sur la franchise démarre autour de 2014, mais il faut attendre 2019 pour que le premier franchisé rejoigne l'aventure. Entre les deux, il y a eu tout un travail de formalisation : coucher sur le papier ce qui, jusque-là, tenait dans les mains et la tête d'un seul homme. J'en parle plus en détail dans notre article sur le concept et le savoir-faire du réseau, mais ce qu'il faut retenir ici, c'est la temporalité : ce n'est pas un concept qui s'est franchisé vite pour aller chercher de la croissance. C'est un artisan qui a pris le temps de vérifier que sa méthode tenait, avant de la partager.
Ce délai, il ne le présente pas comme une prudence excessive mais comme une nécessité. On ne transmet bien que ce qu'on maîtrise soi-même à fond. Et douze ans derrière un four, en compétition et sur le terrain, c'est le genre de socle qui donne de la crédibilité à une formation de franchisés. Si cette étape vous intéresse du point de vue du candidat, j'explique tout le processus dans mon article sur comment devenir franchisé Jordan Tomas Pizza.
Le Trophée des Légendes 2023 : la preuve que ça se transmet
S'il y a un moment du parcours de Jordan Tomas qui résume tout, pour moi, c'est celui-là. En 2023, il participe au Trophée des Légendes, une compétition où il s'inscrit au dernier moment. Sauf qu'il ne prépare rien lui-même pour l'occasion : il concourt avec de la pâte et des ingrédients récupérés tels quels dans une pizzeria franchisée de son réseau, préparés par les équipes du restaurant, pas par lui.
Résultat : 3e place sur 18 concurrents. Avec la pâte d'un franchisé, sans retouche de sa part le jour J.
Quand il m'a raconté cet épisode, j'ai compris que ce n'était pas juste une anecdote sympathique pour un podcast. C'est une démonstration concrète que son savoir-faire, la farine propre, le levain naturel du siège, la sauce tomate maison, la méthode transmise en formation, tient debout entre les mains d'une équipe formée, et pas seulement entre les siennes. Il en parle d'ailleurs comme de l'une de ses plus grandes fiertés, davantage que ses propres titres individuels. Ce n'est pas anodin pour un fondateur de réseau : la vraie preuve qu'un concept est franchisable, ce n'est pas le champion qui la fait, c'est l'équipe qui la reproduit.
Sa vision du métier et de la relation franchiseur-franchisé
Sur ce sujet, Jordan Tomas a une formule qui m'a marqué : « la franchise, c'est comme un mariage ». Ce n'est pas un slogan qu'il sort pour faire joli, c'est la façon dont il conçoit la relation avec ses franchisés, sur la durée, avec des engagements réciproques, pas juste un contrat qu'on signe et qu'on oublie.
Cette vision se retrouve dans son approche du développement du réseau, qu'il veut durable et maîtrisé plutôt que rapide. Il parle d'une logique familiale et patrimoniale : il ne cherche pas à vendre la marque à un fonds ou à un groupe pour en tirer une plus-value rapide, mais à construire quelque chose qui dure. C'est cohérent avec le fait qu'il ait attendu douze ans avant de franchiser, et avec l'attention qu'il porte à l'animation du réseau, confiée à des profils issus du terrain, d'anciens pizzaïolos maison montés en compétences, plutôt qu'à des managers venus d'ailleurs.
C'est aussi cohérent avec ce qu'il attend d'un candidat : pas forcément un pizzaïolo ou un restaurateur de métier, mais quelqu'un avec une vraie fibre commerciale, qui accepte d'être un investisseur actif, présent, impliqué dans son restaurant, pas un simple apporteur de capitaux. Pour comprendre l'ensemble du projet, du concept jusqu'à l'investissement, je vous renvoie à mon guide complet pour ouvrir une franchise Jordan Tomas Pizza.
L'avis de Geoffrey
Ce que je retiens de cet échange avec Jordan Tomas, c'est la cohérence entre l'homme et le réseau qu'il a bâti. On sent quelqu'un qui a d'abord fait ses preuves seul, derrière son four, avant de chercher à transmettre quoi que ce soit. Le palmarès sportif n'est pas un argument marketing plaqué sur un concept de restauration : c'est le socle sur lequel repose tout le reste, la farine, le levain, la formation, le pilotage.
Le point de vigilance que je donnerais à un candidat, c'est justement lié à cette exigence : un réseau porté par un fondateur aussi impliqué attend en retour un franchisé tout aussi engagé. Ce n'est pas un concept pour investisseur passif qui cherche un rendement sans s'impliquer sur le terrain. Si vous cherchez un placement où vous n'êtes jamais présent, ce n'est probablement pas le bon projet. Si en revanche l'idée de porter une marque avec cette histoire vous parle, je pense que c'est un vrai atout à faire valoir dans votre projet.
À lire aussi : Franchise pizza : le guide complet.
Vous envisagez ce projet ? Découvrez la fiche complète de Jordan Tomas Pizza pour accéder à tous les détails et échanger directement avec l'enseigne.
Vous hésitez sur le réseau le plus cohérent avec votre profil et votre apport ? Geoffrey peut vous aider à y voir clair lors d'un échange personnalisé.







