À retenir en 30 secondes
Les points clés de cet article
- CA, marge, food-cost, seuil de rentabilité : ce que révèlent l'interview du fondateur et les données publiques sur la rentabilité de Jordan Tomas Pizza.
Combien peut rapporter une pizzeria Jordan Tomas Pizza ? C'est la question que je pose systématiquement aux fondateurs que je reçois, sans détour, parce que c'est celle que se pose tout candidat avant de signer. Jordan Tomas y a répondu au micro de Franchise Le Cap, avec des chiffres et des méthodes qu'il applique lui-même depuis douze ans d'exploitation en propre. Voici ce qu'il faut en retenir, avec la prudence que ce type de sujet impose.
Le chiffre d'affaires visé : ce que dit le fondateur
Selon Jordan Tomas, le chiffre d'affaires visé pour une pizzeria du réseau se situe entre 850 000 € et 1,2 million d'euros en deuxième année d'exploitation. C'est la fourchette qu'il communique lui-même, et je tiens à la présenter exactement comme il l'a formulée : un objectif construit sur l'expérience du réseau, pas une moyenne garantie ni une promesse contractuelle.
Deux précisions s'imposent. D'abord, cette fourchette concerne la deuxième année d'activité, une fois le restaurant installé, la clientèle locale fidélisée et les équipes rodées. La première année sert généralement à monter en puissance. Ensuite, comme pour tout commerce de proximité, le résultat dépend de l'emplacement, de la gestion quotidienne et de l'implication du franchisé. Un local sur un axe passant avec un franchisé investi ne produira pas le même CA qu'un emplacement moins favorable géré à distance. Jordan Tomas est clair là-dessus : il ne recrute pas d'investisseurs passifs, précisément parce que la performance d'une pizzeria se construit sur le terrain, pas sur un simple apport de capital.
Ce que confirment les données publiques
Les données publiques officielles (base SIRENE) permettent de corroborer un point clé du récit : la première pizzeria de Jordan Tomas, à l'origine du concept, a bien été créée le 4 décembre 2007 à Lyon, sous l'enseigne d'origine « Mamamia Pizza ». Ce n'est pas un détail anecdotique pour évaluer la rentabilité : cela signifie que le modèle économique testé et affiné dans ce restaurant historique repose sur près de douze ans d'exploitation en propre avant que le premier franchisé ne rejoigne le réseau, en 2019. Le concept n'a donc pas été franchisé sur un coup d'essai — il a été rodé, ajusté, rentabilisé pendant plus d'une décennie avant d'être transmis.
Les comptes déposés publiquement vont dans le même sens : l'établissement historique du concept, à Lyon, affiche de l'ordre de 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires sur son dernier exercice connu — un ordre de grandeur cohérent avec la fourchette communiquée par le fondateur. Je reste toutefois prudent sur l'interprétation : ces comptes concernent des sociétés d'exploitation précises, pas une moyenne du réseau. Une donnée financière détaillée se vérifie toujours directement auprès de l'enseigne, lors d'un premier échange via la fiche franchise Jordan Tomas Pizza.
Les postes de coûts d'une pizzeria et l'objectif de marge
Une pizzeria, comme tout restaurant, vit avec trois grands postes de charges : le food-cost (matière première, farine, sauce, fromage, garnitures), la masse salariale (pizzaïolos, service, cuisine) et le loyer du local. C'est l'équilibre entre ces trois postes qui détermine si l'affaire est rentable ou non.
Jordan Tomas annonce un objectif de rentabilité d'environ 20 % d'excédent brut d'exploitation (EBE) pour une affaire bien gérée. C'est le chiffre qu'il communique, et il mérite d'être resitué : 20 % d'EBE, dans la restauration, est un résultat solide, atteignable quand les trois postes de charges sont maîtrisés simultanément — ce qui suppose un pilotage rigoureux, pas seulement une bonne carte ou un bon emplacement.
C'est là que la question du seuil de rentabilité devient concrète pour un candidat franchisé : il ne s'agit pas seulement de savoir combien de chiffre d'affaires il faut viser, mais à partir de quel niveau d'activité les charges fixes (loyer, une partie de la masse salariale, les redevances) sont couvertes. Un investissement global d'environ 390 000 € HT (voir le détail sur le calcul de l'investissement global) implique mécaniquement un certain volume d'activité avant de dégager du résultat net pour le franchisé.
Comment le réseau outille la marge au quotidien
Ce qui m'a marqué en préparant cet article, c'est que Jordan Tomas ne se contente pas d'annoncer un objectif de marge : il a construit des outils pour que chaque franchisé puisse le suivre, jour après jour. Le réseau met à disposition un logiciel connecté aux caisses et aux fiches techniques. Concrètement, à chaque pizza vendue, l'outil défalque automatiquement les quantités d'ingrédients utilisées — farine, sauce tomate, huile, mozzarella — et les compare aux consommations théoriques. Le franchisé voit en temps réel si son food-cost dérive, et peut corriger avant que l'écart ne pèse sur le résultat du mois.
Le réseau a aussi développé une intelligence artificielle de prédiction des ventes, qui s'appuie sur l'historique du restaurant, la météo et les événements sportifs locaux pour anticiper l'activité et ajuster les commandes de matière première en conséquence. L'intérêt est double : éviter le gaspillage et les ruptures, et réduire la charge mentale du franchisé, qui n'a pas à deviner combien de pâtons préparer un vendredi soir de match. Jordan Tomas est honnête sur une limite : ces outils ne remplacent pas la rigueur du terrain. Pour que le logiciel et l'IA soient utiles, il faut que les inventaires soient faits sérieusement et que les commandes passent bien par le système. Un outil mal alimenté donne des prévisions fausses.
Ce qui fait varier la performance d'un restaurant à l'autre
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi deux pizzerias du même réseau peuvent afficher des résultats différents.
Le premier, c'est l'emplacement. Le réseau utilise le géomarketing pour sélectionner les zones d'implantation, en croisant revenus médians, densité de population, présence d'entreprises et flux de passage. Un point important pour les candidats qui pensent devoir viser une grande ville : selon Jordan Tomas, une implantation hors grandes métropoles est tout à fait viable, à condition d'être sur un axe suffisamment passant.
Le deuxième facteur, c'est le mix des canaux de vente. En moyenne, l'activité se répartit à peu près à parts égales entre la consommation sur place d'un côté, et l'emporté plus la livraison de l'autre — cette proportion variant selon l'emplacement du restaurant. Le réseau a fait le choix du click and collect et de la livraison en propre, plutôt que de dépendre uniquement des plateformes tierces. L'objectif est simple à comprendre : limiter la part du chiffre d'affaires captée par des commissions externes, sans que je puisse ici avancer un pourcentage précis, cette donnée n'ayant pas été chiffrée par le fondateur.
Le troisième facteur, c'est tout simplement l'implication du franchisé. Jordan Tomas le répète : la franchise n'est pas un placement passif. Un restaurant piloté par un franchisé actif, qui manage son équipe et incarne les valeurs de la marque au quotidien, se comporte différemment d'un restaurant géré à distance.
L'avis de Geoffrey
Ce que j'apprécie dans le discours de Jordan Tomas, c'est qu'il ne cherche pas à enjoliver les chiffres. Une fourchette de CA plutôt qu'un chiffre unique, un objectif d'EBE clairement énoncé, des outils concrets pour le tenir : c'est le langage d'un opérateur qui a fait tourner des pizzerias pendant douze ans avant de songer à franchiser, pas celui d'un vendeur de concept. Le point de vigilance que je donnerais à tout candidat : ces chiffres restent des objectifs communiqués par le fondateur, construits sur l'expérience du réseau, pas des minima garantis. Avant de vous engager, demandez à voir des comptes d'exploitation anonymisés de restaurants existants et challengez la fourchette avec votre propre projection, sur votre emplacement précis. C'est exactement ce que fait Jordan Tomas lors de ses présentations candidats, et c'est bon signe.
À lire aussi : Combien gagne un franchisé pizza ? · Ouvrir une franchise pizza : investissement et marges.
Vous envisagez ce projet ? Découvrez la fiche complète de Jordan Tomas Pizza pour accéder à tous les détails et échanger directement avec l'enseigne.
Vous hésitez sur le réseau le plus cohérent avec votre profil et votre apport ? Geoffrey peut vous aider à y voir clair lors d'un échange personnalisé.
Réserver une visio stratégique






