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Les points clés de cet article
- Artisanale, à emporter, italienne : comment se positionne Jordan Tomas Pizza sur le marché de la franchise pizza. Repères et critères de choix.
La pizza reste l'un des produits les plus vendus en France, et logiquement l'un des secteurs où l'on trouve le plus de franchises. Beaucoup de candidats me demandent la même chose : « quelle franchise pizza choisir, il y en a tellement ? » La vraie question n'est pas « laquelle est la meilleure » dans l'absolu, mais « quel modèle correspond à mon projet ». Voici comment je découpe le marché, et où se situe Jordan Tomas Pizza dans cette carte.
Un marché intemporel qui monte en gamme
La pizza a un avantage rare en restauration : elle ne se démode pas. Elle traverse les générations, s'adapte à tous les budgets, se décline à l'infini et se prête aussi bien au repas rapide qu'au moment de plaisir en salle. C'est un produit qui pardonne moins d'erreurs qu'on ne le croit : la martingale du prix bas et du volume a longtemps dominé, mais le client est devenu plus exigeant sur l'origine des ingrédients, la cuisson, le savoir-faire du pizzaïolo.
C'est exactement l'angle que porte Jordan Tomas, que j'ai reçu au micro de Franchise Le Cap : il vient de la pizza artisanale, cuite au feu de bois, avec une exigence de compétition. Vice-champion du monde en 2012 à Rimini et champion de France, il a construit sa franchise sur l'idée que la pizza peut être un produit gastronomique, pas seulement un produit de flux. Cette montée en gamme est, selon lui, une tendance de fond du marché plus qu'une niche.
Les grands modèles de franchise pizza
Avant de comparer des enseignes, il faut comparer des modèles économiques. En pizza, on retrouve schématiquement trois grandes familles de concepts, chacune avec sa logique, ses points forts et ses limites. Aucune n'est « meilleure » en soi : elles ne visent pas le même client, ni le même investisseur.
Le modèle artisanal premium, feu de bois
Ce modèle mise sur le produit : pâte longue fermentation, farine sélectionnée, sauce et garnitures travaillées, cuisson au four à bois. Le positionnement prix est plus élevé, le ticket moyen aussi, et la marque s'appuie souvent sur un fondateur identifié, avec un vrai parcours dans le métier. La contrepartie : un savoir-faire plus long à transmettre, un local et un équipement plus exigeants (extraction, four spécifique), et un besoin réel de compétence terrain, même quand elle est enseignée en formation.
Le modèle industriel, volume et vente à emporter
À l'opposé, on trouve les concepts pensés pour la vitesse et le volume : recettes standardisées, process courts, souvent orientés vente à emporter et livraison, avec un ticket moyen plus bas mais une rotation plus élevée. L'investissement de départ peut être plus accessible et le format plus compact (kiosque, corner, petite surface). C'est un modèle qui demande une gestion opérationelle très rigoureuse : la rentabilité se joue sur les volumes et la maîtrise des coûts, pas sur le prix unitaire.
Le modèle italien à table
Une troisième famille propose une expérience de restaurant italien complet, où la pizza n'est qu'une partie de la carte, à côté des pâtes, antipasti et desserts. Le service à table, la carte des vins, l'ambiance comptent autant que le produit pizza lui-même. C'est un format qui vise un ticket moyen plus élevé grâce au repas complet, mais qui implique une organisation de restaurant classique (salle, service, personnel plus nombreux) et donc des charges différentes d'un modèle centré sur la vente à emporter.
Ces trois familles ne s'excluent pas totalement — certains concepts empruntent aux trois — mais elles donnent une grille de lecture utile pour situer une franchise avant même de regarder son nom.
Où se situe Jordan Tomas Pizza
Jordan Tomas Pizza se positionne clairement dans le premier modèle : l'artisanal premium au feu de bois, avec une ambition supplémentaire, celle de l'exclusivité produit. Le réseau ne se contente pas d'un cahier des charges qualité : il fabrique et redistribue lui-même, via sa plateforme logistique, une farine propre produite en Italie, un levain naturel maison transmis chaque semaine aux franchisés, et une sauce tomate issue de tomates mûries au soleil et récoltées une fois par an. Le four utilisé, un four à bois rotatif Marana Forni, est considéré par Jordan Tomas lui-même comme l'un des meilleurs au monde.
Contrairement à l'image d'un concept uniquement « salle chic », le modèle reste multicanal : environ moitié sur place, moitié à emporter ou en livraison selon l'emplacement, avec du click and collect et de la livraison en propre pour limiter la dépendance aux plateformes tierces. C'est un point intéressant : le concept garde l'exigence artisanale tout en restant pertinent hors des grandes villes, sur un axe passant bien identifié en géomarketing.
Sur le plan investissement, on est cohérent avec un modèle premium : environ 390 000 € HT tout compris (hors fonds de commerce), avec un apport personnel minimum recommandé autour de 80 000 €, un droit d'entrée de 25 000 € HT et une formation de 8 semaines pour transmettre un savoir-faire exigeant — on peut d'ailleurs rejoindre le réseau sans jamais avoir fait de pizza avant. Le CA visé communiqué par le fondateur est de 850 000 € à 1,2 M€ en 2e année, avec une rentabilité annoncée autour de 20 % d'EBE pour une affaire bien gérée. Je précise, comme toujours : ce sont des chiffres communiqués par le fondateur, pas une moyenne garantie, et les résultats varient selon l'emplacement, la gestion et le profil du franchisé. J'en parle plus en détail dans mon article sur la rentabilité de Jordan Tomas Pizza.
Les critères pour choisir sa franchise pizza
Quel que soit le modèle qui vous attire, quelques critères reviennent systématiquement quand j'accompagne des candidats sur ce secteur :
- L'apport personnel exigé et sa cohérence avec l'investissement global : un concept artisanal premium demande généralement un apport plus solide qu'un format à emporter compact.
- Le savoir-faire réellement transmis : durée de formation, présence d'une école interne, immersion terrain chez d'autres franchisés. Un savoir-faire artisanal se juge à la longueur et à la qualité de cette transmission, pas seulement à un support de formation.
- Le format et la surface : local vide à équiper, matériel spécifique (four à bois, extraction), ou concept clé en main plus léger.
- L'exclusivité produit : le réseau produit-il ses propres matières premières (farine, sauce, levain) ou s'appuie-t-il sur des fournisseurs génériques disponibles à tous ? C'est souvent ce qui distingue un concept artisanal d'un concept de volume.
- L'accompagnement réel : géomarketing pour choisir la zone, aide au financement, pilotage des coûts au quotidien (logiciel de gestion, suivi du food-cost), animation réseau par des profils issus du terrain.
Ces critères sont d'ailleurs ceux que je détaille dans mon article pilier sur l'ouverture d'une franchise Jordan Tomas Pizza, si vous voulez creuser étape par étape.
Découvrir les concepts référencés sur ces segments
Sur LesMeilleuresFranchises.com, nous référençons les enseignes de pizza et de restauration italienne par secteur, pas par palmarès marketing. Vous pouvez consulter l'ensemble des concepts présents sur notre page secteur pizza pour comparer les différents modèles évoqués ci-dessus (artisanal, volume, à emporter), ou élargir votre recherche du côté de la page secteur restauration italienne si le format « restaurant à table » vous intéresse davantage. Plus largement, toute la catégorie restauration permet de comparer des formats voisins (street-food, restauration rapide, concepts à thème) si votre projet n'est pas figé sur la pizza.
L'avis de Geoffrey
Ce que je retiens de mon échange avec Jordan Tomas, c'est la cohérence entre son parcours de compétiteur et le modèle qu'il a construit. Un vice-champion du monde et champion de France qui refuse de brader son savoir-faire pour aller plus vite, ça se sent dans les détails : farine propre, levain transmis chaque semaine, four haut de gamme. Ce n'est clairement pas le modèle le moins cher du marché de la franchise pizza, et il ne prétend pas l'être.
Le point de vigilance que je donnerais à un candidat : ce positionnement premium suppose un vrai apport et une vraie implication personnelle. Jordan Tomas le dit lui-même, il ne veut pas d'investisseur passif — il veut quelqu'un qui pilote, qui manage, qui incarne les valeurs du concept sur le terrain. Si vous cherchez un placement financier sans vous impliquer au quotidien, ce n'est probablement pas le bon modèle pour vous. Si en revanche vous voulez un métier exigeant, avec un vrai produit et un vrai accompagnement, ça mérite d'aller regarder la fiche complète de Jordan Tomas Pizza.
À lire aussi : Franchise pizza : le guide complet · Franchise restauration : le guide complet.
Vous envisagez ce projet ? Découvrez la fiche complète de Jordan Tomas Pizza pour accéder à tous les détails et échanger directement avec l'enseigne.
Vous hésitez sur le réseau le plus cohérent avec votre profil et votre apport ? Geoffrey peut vous aider à y voir clair lors d'un échange personnalisé.







