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Les points clés de cet article
- 50 000 € d'apport, 180 000 € d'investissement global, 30 000 € de droit d'entrée : détail du budget SolidPool et du financement bancaire sérieux à préparer avant de candidater.
Le budget pour ouvrir une franchise SolidPool
Rejoindre le réseau SolidPool suppose de réunir un apport personnel de 50 000 € pour un investissement global de 180 000 €. Le dirigeant, Sébastien Gauthier, présente ce montant comme « tout compris » : il doit permettre de démarrer sereinement l'activité de construction-rénovation et de lancer le magasin, point de vente physique qui sert de vitrine au franchisé. Le droit d'entrée est fixé à 30 000 €. L'apport et l'investissement global sont annoncés par le dirigeant lui-même et repris dans les données de l'enseigne ; le droit d'entrée, lui, figure dans les données de l'enseigne mais n'a pas été abordé pendant l'entretien. Le budget et le financement sont traités ici en détail ; le hub SolidPool et la fiche du réseau donnent la vue d'ensemble du concept.
Ce que ce droit d'entrée de 30 000 € recouvre exactement reste donc à obtenir du réseau : il ne faut pas le confondre avec l'apport personnel ni avec l'investissement global, et le candidat doit demander au réseau la ventilation exacte de ce poste avant de signer quoi que ce soit.
Financer au-delà de l'apport : ce n'est pas un détail
Entre l'apport personnel demandé et l'investissement global annoncé, la différence reste à financer, très probablement par emprunt bancaire. Ce n'est pas un petit projet, et il ne se traite pas comme une simple formalité administrative. Un dossier de cette taille implique un business plan et un prévisionnel solides, construits avec un expert-comptable ou un conseil habitué aux dossiers de franchise, qui intègrent le local, le stock de départ, le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement (BFR) nécessaire pour tenir la trésorerie le temps que l'activité monte en charge. La banque regardera notamment la solidité de l'apport, la cohérence de la zone visée et la capacité du candidat à piloter un projet mêlant commerce, technique et gestion de chantiers.
Le seuil de rentabilité d'un tel projet dépendra directement du rythme d'activité atteint sur le magasin, la construction, la rénovation et l'entretien : mieux vaut construire ce calcul avec des hypothèses prudentes plutôt qu'avec l'objectif haut communiqué par l'enseigne. Le franchisé doit aussi anticiper le délai entre l'ouverture et la montée en charge de la clientèle d'entretien, qui met du temps à se construire mais peut ensuite lisser une partie de la saisonnalité du métier.
Ce que dit le dirigeant sur l'objectif de chiffre d'affaires
Le dirigeant situe l'objectif de chiffre d'affaires à 1,3 million d'euros, atteignable selon lui sous 3 à 5 ans maximum. Il illustre ce chiffre par l'exemple de ses propres magasins, qui réalisent selon lui de l'ordre de 750 000 € de vente en magasin, auxquels s'ajoute une dizaine de bassins vendus à un prix moyen d'environ 35 000 €. Cette décomposition est une déclaration du dirigeant sur ses propres points de vente en propre, pas une garantie de résultat pour un nouveau franchisé : elle dépend de la zone, du local, de l'équipe et de la capacité commerciale de chacun. Le sujet de la rentabilité et de la saisonnalité de l'activité est traité en détail dans l'article Rentabilité d'une franchise SolidPool.
Redevance et durée de contrat : deux points à faire confirmer
La fiche de l'enseigne mentionne une redevance de 5 % et une durée de contrat de franchise de 7 ans. Ces deux éléments ne sont en revanche pas évoqués par le dirigeant dans l'interview qui sert de matière à ce dossier : ils doivent donc être considérés comme des informations à confirmer directement auprès du réseau, et non comme des données validées à l'oral par SolidPool. Avant de signer, un candidat doit demander le détail complet des royalties et de toute contribution récurrente (marketing, informatique, animation), ainsi que les conditions de sortie ou de renouvellement à l'échéance du contrat. Ces informations doivent normalement figurer dans le Document d'Information Précontractuelle (DIP), remis légalement avant la signature, et il faut les lire avec la même attention que les chiffres d'investissement.
Construire un dossier de financement réaliste
Un projet à 180 000 € se prépare en amont du premier rendez-vous en banque. Il est utile de challenger l'objectif de 1,3 million d'euros de chiffre d'affaires avec un scénario plus prudent, de vérifier la disponibilité réelle d'une zone auprès du réseau, et de documenter précisément le local envisagé, puisque son coût et son emplacement pèsent directement sur l'investissement global. Le candidat gagne aussi à comparer plusieurs propositions bancaires plutôt que de s'arrêter à la première, et à intégrer dans son plan de trésorerie le délai normal de montée en puissance d'une activité qui combine magasin, chantiers et service.
Les points de vigilance
Le principal point de vigilance de ce dossier budgétaire tient à l'ampleur du financement à mobiliser au-delà de l'apport : cela suppose un dossier bancaire construit avec sérieux et une zone dont le potentiel a été vérifié, pas simplement estimé sur la base des chiffres de marché avancés par l'enseigne. Le deuxième point de vigilance concerne la redevance et la durée de contrat : ces deux éléments financiers récurrents, absents du discours du dirigeant dans l'interview, doivent impérativement être obtenus et validés directement auprès du réseau avant toute décision. Aucune rentabilité n'est garantie sur ce type de projet : elle dépend de la zone, de l'exécution et de la relation client, pas du seul montant investi au départ.
À lire aussi
Pour élargir la lecture au marché de la piscine dans son ensemble, l'article Ouvrir une franchise piscine en 2026 complète ce dossier consacré au budget SolidPool.

Conseil de Geoffrey
Sur un dossier à 180 000 €, je vois trop souvent des candidats arriver en banque avec un prévisionnel calé sur l'objectif haut communiqué par l'enseigne, sans scénario prudent en dessous : c'est la meilleure façon de perdre en crédibilité face à un chargé d'affaires. Je vous recommande aussi de poser noir sur blanc, avant tout engagement, la question de la redevance et de la durée du contrat, puisque ces deux points ne sont pas sortis dans l'échange avec le dirigeant et qu'ils pèseront sur votre rentabilité réelle pendant sept ans potentiellement. Un financement de cette ampleur se prépare des mois à l'avance, pas la semaine du rendez-vous. Prenez aussi le temps de vérifier ce que couvre exactement le droit d'entrée de 30 000 €, ce n'est pas un détail sur un budget de cette taille.
— Geoffrey Warembourg, Entrepreneur en franchise depuis 2009
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