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Les points clés de cet article
- Blocs à bancher brevetés, béton armé et matière recyclée à 92 % : la technologie qui distingue SolidPool, son positionnement milieu-haut de gamme et ce que dit le dirigeant sur l'eau.
Une technologie plus vieille que la franchise elle-même
Avant d'être un réseau de franchise, SolidPool est une technologie. La société qui porte aujourd'hui la marque s'appelait à l'origine Tout pour l'Eau, fondée en 1956 pour fabriquer des pompes de relevage destinées à l'agriculture. L'entreprise s'est spécialisée dans les métiers de la piscine à la fin des années 1990, et c'est au début des années 2000 qu'elle s'est concentrée sur la fabrication de blocs à bancher, la solution constructive qui reste aujourd'hui le cœur du concept. Sébastien Gauthier, qui dirige l'entreprise depuis cinq ans et demi, n'a donc pas inventé la technique : il en a hérité, avant de structurer autour d'elle un réseau de franchise doté d'un manuel opératoire et d'un programme de formation, là où il n'existait auparavant qu'une gestion au coup par coup des demandes entrantes.
Cette antériorité compte pour un candidat : elle signifie que le savoir-faire technique n'est pas un argument commercial récent, mais le produit de plusieurs décennies de pratique du métier de la piscine, avec la connaissance des fournisseurs et des façons de faire qui va avec.
Le principe des blocs à bancher
Le produit central de SolidPool est un bloc de coffrage en polypropylène, fabriqué à partir de matière plastique récupérée dans l'industrie automobile, à hauteur de 92 % de matière recyclée selon le dirigeant. Ces blocs s'assemblent pour former la ceinture de la piscine, dans laquelle on coule ensuite du béton armé sur une épaisseur de 15 centimètres. La technique est protégée par 21 brevets, et l'entreprise dispose d'un service de recherche et développement actif pour la faire évoluer.
Le principe change la nature de la piscine construite. Ce n'est ni une coque préfabriquée, ni un montage en blocs de polystyrène : le bassin obtenu est un ouvrage en béton armé, comparable dans sa structure à une piscine traditionnelle maçonnée, mais avec un système de coffrage industrialisé là où la maçonnerie traditionnelle suppose un coffrage monté sur mesure.
Ce que la technique permet concrètement
Sébastien Gauthier insiste sur l'absence de limite dans la réalisation : la technologie autorise des piscines à forme libre, sans contrainte de rectangle ou d'ovale imposée par un moule. Elle permet aussi des parois transparentes ou des effets de type piscine miroir, des configurations qui supposent une structure rigide et maîtrisée. Autre usage cité par le dirigeant : les piscines semi-enterrées, un type de bassin qu'il présente comme plus difficile à réaliser avec d'autres technologies de construction, en raison des contraintes structurelles qu'impose une partie du bassin hors sol.
Concrètement, pour le franchisé, cela signifie qu'il ne vend pas un produit standardisé sur catalogue fermé, mais une solution constructive capable de s'adapter au terrain, à la pente, aux contraintes architecturales du projet et aux souhaits esthétiques du client. C'est un argument commercial face à des clients qui, selon les mots du dirigeant, veulent « leur » piscine plutôt qu'un modèle générique.
Un positionnement milieu-haut de gamme assumé
SolidPool revendique explicitement un positionnement milieu-haut de gamme : des bassins 100 % béton armé, ni coque, ni blocs polystyrène. Le dirigeant situe le prix moyen d'un bassin autour de 35 000 euros, un niveau qu'il présente comme le cœur du marché actuel, et affirme que ce positionnement permet d'adresser environ 75 % de la valeur du marché de la piscine. Ce chiffre reste une estimation avancée par le franchiseur, à prendre comme telle plutôt que comme une donnée vérifiée de façon indépendante.
Ce choix de gamme a une conséquence directe pour le candidat franchisé : il ne s'agit pas de vendre au prix le plus bas, mais de défendre une qualité de construction et un service associé, ce qui suppose une capacité commerciale à argumenter la valeur plutôt qu'à s'aligner sur le premier prix. C'est un point à intégrer dans la réflexion sur son propre profil, indépendamment de la technique elle-même : voir à ce sujet l'article sur le profil recherché par le réseau.
Le sujet de l'eau : ce que dit le dirigeant, et ce qui reste à regarder de près
Sur la question écologique, Sébastien Gauthier met en avant plusieurs évolutions du secteur : la domotique pour piloter l'usage réel du bassin, les pompes à vitesse variable, les filtres à cartouches qui limitent les rejets d'eau, les couvertures qui réduisent l'évaporation, ou encore les cuves de récupération. Il avance également un chiffre précis : selon lui, la piscine représenterait 0,07 % de la consommation d'eau publique. C'est une donnée communiquée par le dirigeant, et non un chiffre que nous sommes en mesure de vérifier de façon indépendante ; elle doit être lue comme telle.
Sur les blocs eux-mêmes, l'argument est plus vérifiable dans son principe : une matière recyclée à 92 % issue de la récupération plastique de l'industrie automobile réduit mécaniquement le recours à de la matière première neuve dans la fabrication du coffrage.
Cela ne clôt pas le débat. La consommation d'eau liée au remplissage, à l'évaporation et à l'entretien des piscines reste un sujet sensible dans les zones concernées par des restrictions d'usage, et un candidat franchisé s'installe dans un marché où cette question peut peser sur l'image du métier, indépendamment des chiffres avancés par tel ou tel acteur. C'est un point de vigilance réel, pas une clause de style : un franchisé SolidPool devra être capable d'expliquer sa position sur ce sujet à ses propres clients, dans sa zone, avec ses propres mots.
L'intelligence artificielle, en appui du métier plutôt qu'en remplacement
Le réseau a mis en place deux outils d'intelligence artificielle destinés à ses partenaires. Le premier est un chatbot accessible aux franchisés depuis un chantier, un magasin, chez un client ou en déplacement, conçu pour répondre rapidement à des questions commerciales, techniques ou réglementaires. Le second est un assistant dédié à la veille réglementaire, un sujet qui évolue régulièrement dans le secteur de la piscine et de la construction. Ces outils s'ajoutent à l'accompagnement humain du réseau ; ils ne s'y substituent pas.
Pour comprendre comment ce socle technique s'inscrit dans la stratégie de développement du réseau, la répartition entre franchisés, relais constructeurs et magasins en propre, ainsi que les zones encore disponibles, sont détaillées dans l'article consacré au développement de SolidPool. L'ensemble du modèle, apport, formation et profil de candidat, est présenté dans le guide général pour ouvrir une franchise SolidPool, et la fiche SolidPool réunit les données de référence du réseau.
À lire aussi
Pour resituer ce concept dans le marché plus large de la piscine en France, voir l'article sectoriel sur l'ouverture d'une franchise piscine.

Conseil de Geoffrey
Cette technologie enferme le franchisé dans un positionnement qu'il devra assumer : impossible de se replier sur un argument de prix bas si un client compare avec une coque d'entrée de gamme. Je conseille à tout candidat de demander concrètement au réseau comment ces 21 brevets se traduisent en avantage commercial sur son propre secteur, plutôt que de les prendre pour argent comptant. Sur l'eau, je reste prudent : le chiffre de 0,07 % vient du dirigeant, pas d'une vérification que nous avons pu mener nous-mêmes, et le sujet continuera de peser sur l'image du métier quel que soit le chiffre retenu. Un bon réflexe, avant de signer, est de demander comment le réseau outille ses franchisés pour répondre à cette question sur le terrain, face à un client hésitant.
— Geoffrey Warembourg, Entrepreneur en franchise depuis 2009
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